Harysalema Collection et la valorisation de l’artisanat africain: Un aperçu des possibilités entrepreneuriales en Afrique

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Afrocentriklab a rencontré Magali Razafiarison, la promotrice de Harysalema Collection, une jeune maison de création basée à Abidjan. Magali Razafiarison transforme et valorise les matières premières de divers pays d’Afrique pour proposer, entre autres, des accessoires et des articles de décoration d’intérieur de qualité. Ses articles se distinguent par un mélange harmonieux des matières et son expérience offre un aperçu  des possibilités entrepreneuriales en Afrique.

AFROCENTRIKLAB (A-LAB): Peux- tu te présenter et nous dire ce qui te motive dans la vie?

MAGALI RAZAFIARISON (M R): Métisse chinoise d’origine malgache, née à Jérusalem et mère de jumeaux, je m’appelle Magali Razafiarison. Mes origines multiculturelles me poussent irrésistiblement vers les autres, leur culture et leur civilisation. Pas de surprise donc si je vous dis que mon mari est camerounais et que j’aime beaucoup voyagé. J’ai déjà visité plus de 50 pays, sur les cinq continents, du Canada à la Chine, en passant par le Koweït, l’Afrique du Sud et l’Angleterre.

Ces nombreux voyages m’ont beaucoup appris et enrichie. Ayant travaillé pendant plus de 21 ans à Addis-Abeba (Ethiopie) à la Commission de l’Union africaine, j’ai décidé de quitter mon emploi pour un regroupement familial indispensable à Abidjan. J’ai aussitôt choisi de me reconvertir et de m’adonner à ma passion : la création.

Ma principale motivation est de partager avec vous toutes les découvertes que j’ai pu faire et toutes les influences que j’ai pu subir pendant toutes ces années. 

A-LAB: Peux-tu présenter Harysalema Collection?

M R: Harysalema Collection est une jeune maison de création basée à Abidjan dont les activités remontent à juin 2015. Nous proposons 4 types de produits dont les accessoires (sacs et pochettes) ; les produits de décoration d’intérieur ; les vêtements (hommes, femmes et enfants)  et les produits importés  comme les sandales d’Ethiopie et les bijoux en corne de zébu de Madagascar. 

Je fais la conception et le design des produits et je travaille avec des artisans pour l’exécution et la production. 

Les prix de nos produits varient entre 8000 FCFA (pochettes crochetées) et 97000 FCFA (bracelets en argent avec pierres semi-précieuses). 

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A-LAB: Quels sont tes produits phares? 

M R: Aujourd’hui, les produits phares de Harysalema Collection sont les sets et les chemins de table faits à base de sisal de Madagascar et de raphia raffinés importés d’ailleurs. J’en fournis à des hôtels à Abidjan pour leur décoration intérieure mais aussi pour leurs restaurants et pour leurs banquets. Je reçois également beaucoup de commandes individuelles pour les chemins de table.

Harysalema Collection produit aussi des chemises pour hommes en lin/ coton pur. Les sacs en raphia, en cuir, en pagne woodin et tissus éthiopiens sont aussi très appréciés par nos clients. 

Enfin, les robes smoke en pagne woodin pour fillettes sont très prisées par les petites filles.

A-LAB: Quelles sont les matières premières avec lesquelles tu travailles?

M R: Je travaille avec beaucoup de matières premières. Je les choisis en fonction de mes inspirations mais aussi des préférences de mes clients. Les matières que j’utilise le plus sont le raphia, le cuir, le sisal-fibre- une matière résistante, naturelle et biodégradable en provenance de Madagascar, le coton et le lin. Ce qui compte le plus pour moi, c’est la qualité des matières premières. C’est pourquoi, je les choisis avec beaucoup de rigueur et de délicatesse. C’est aussi la raison pour laquelle je voyage beaucoup pour proposer aux clients les meilleurs produits et articles. 

Harysalema Collection travaille avec des artisans locaux et transforme les matières premières sur place en créant de la valeur ajoutée. Ma collection accorde une place de choix aux matières naturelles biodégradables.

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A-LAB: Comment fais-tu connaître tes produits?

M R: Je les fais connaître à travers les expositions organisées tout au long de l’année à Abidjan telles que le Salon International de Tourisme d’Abidjan (SITA) et les évènements caritatifs des associations telles que l’Association Internationale des femmes en Côte d’Ivoire (AIFCI), et bien d’autres encore.

Je collabore également avec certains magasins spécialisés dans la commercialisation de produits artisanaux (Ettyka, Diana Concept), qui présentent certains de mes produits dans leurs rayons. Le bouche à oreille, facebook et internet sont évidemment d’autres moyens incontournables pour se faire connaître aujourd’hui. Et j’utilise beaucoup les médias sociaux.

A-LAB:  Quelles sont les difficultés que tu rencontres et les solutions que tu envisages?

M R: Je rencontre deux difficultés principales. La première est le coût des matières premières. Par exemple, le raphia de bonne qualité que j’utilise coûte cher et  par conséquent je fais beaucoup d’efforts pour minimiser le coût  de production afin de proposer des prix abordables et attrayants aux clients. Plus notre clientèle sera grande, plus le coût des matières premières sera amorti.

La deuxième difficulté que je rencontre est l’intégration des technologies de l’information dans mon fonctionnement global. Pour faire face à cette difficulté, je travaille avec des professionnels des TIC qui m’aident à mieux comprendre les enjeux de ces technologies dans mon domaine et à utiliser plus efficacement les médias sociaux, Internet et les TIC pour booster mes activités et réduire les charges de la vente traditionnelle des produits.

Pour toutes infos: +225 54 46 79 44

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