Afrique Art: Siaka S. TRAORE ou la vision futuriste

Sika_S_Traore
Art: C’est dans le cadre du OFF de la Biennale d’art contemporain Dak’Art 2016, que nous avons rencontré Siaka S. TRAORE. Les locaux de l’Agence Caractère ont abrité l’exposition (IM)PERTINENT nous invitant à découvrir des angles aussi variés les uns des autres d’une vision futuriste.

Siaka Soppo Traore de nationalité Burkinabé, née à Douala au Cameroun, a longtemps baigné dans le monde de l’art avant d’en être adepte. Aimant le dessin dès sa plus tendre enfance, c’est au Togo qu’il le développe ainsi que la peinture. Entouré d’un père ayant un intérêt pour la photographie et un  frère danseur, c’est naturellement que Siaka se trouve un goût pour la danse. Adepte de danse hip hop,  il est avant de découvrir sa passion pour la photo, un domaine pour lequel il précise être un autodidacte. Le langage corporel est ce que l’objectif de l’artiste immortalise par fascination tout en restant ouvert.

La science-fiction, le graphisme égyptien sont les principales inspirations de cette série de photo afrofuturistes . A travers son vécu, les discussions, son expérience en danse, il meuble, affine son imagination de contemporain visionnaire. « Faire quelque chose en tant qu’Africain, comment je vois le monde de demain… » est ce qu’il transcrit par un travail non seulement de qualité, esthétique et social tout ceci avec une touche de beauté.

En 5 ans d’expérience photographique , Siaka Traore a su frayer son chemin avec à son actif des expositions tant à l’international qu’en national :

  • Sunu Street, 11ème Biennale à la galerie Attis en 2014
  • Festival Photoquai Paris, septembre 2015
  • Exposition à Abidjan à la fondation Donwahi en décembre 2015
  • Exposition à Dakar au centre culturel Blaise Senghor décembre 2015
  • Exposition à Douala au Cameroun à la galerie MAM, avril 2016

Rien que pour le compte de la 12ème édition de la Biennale de Dakar : Exposition avec les galeries Donwahi, MAM, ATISS et l agence caractère.

Le social n’est pas en reste pour le photographe car photographier des jeunes danseurs dans la ville de Dakar, c’est leur assurer une certaine visibilité car plusieurs talents en manquent. Les jeunes espèrent vivre de leur art. « En Afrique, il est possible de vivre de son art si on y met du sérieux », avec un travail de qualité, un choix de thème intéressant et une bonne utilisation des réseaux sociaux. Se comparer à un niveau international car le monde est un village planétaire de nos jours.

« Faire ce qu’on aime » tel est le dernier mot de Siaka Soppo Traore.